Chapitre 8 : Hallucinations sous hallucinogènes

À bord du bateau, Vincent ouvrit son sac et sortit deux bouteilles de vodka. Il en déboucha une, et commença à boire au goulot.

 Pingué, surexcité à la vue d’alcool, s’approcha de Vincent :

 « Oh Vincent, tu m’en passes ? »

 Vincent lui tendit la bouteille de vodka. L’elfe la prit et la vida d’un seul trait…

 « AAAAAAAAAAAAAAAAAAAA… Mais quel fils de pute ce type !… Il a déjà tout bu ! » hurla Vincent.

 Le bateau, passant à travers un nuage, tangua et Pingué, imbibé jusqu’au dernier degré, vomit.

 Le gerbi passa par-dessus la rambarde du bateau et, descendant à une vitesse ahurissante, il arriva sur la tronche d’un pauvre type qui passait par-là afin d’aller aux putes pour se vider les bourses, avant de rentrer dans sa demeure pour retrouver tout son train-train quotidien merdeux ; c’est-à-dire promener son chien-chien, foutre une tarte à son gosse parce qu’il a traité sa mère de grosse pute, baiser sa bourgeoise…

 Je tenais juste à signaler que le quidam décrit ci-dessus est en réalité le mari de la dame bourgeoise qui s’est faire sauvagement insulté par Pingué dans le chapitre 7 alors qu’elle sortait du cimetière pour aller déposer des fleurs sur la tombe de son patron, qui s’avérait être en fait son amant et qui lui percutait sauvagement la colonne tous les jours sur le bureau jusqu’au jour où… paf… l’accident bête. L’agrafeuse n’était pas rangée dans le tiroir.

 Je souhaitais également rappeler, comme je l’ai déjà scandé préalablement, que l’alcool en grosse quantité c’est le mal, c’est le diable, c’est le péché absolu. Ceci dit je n’ai pas de gosses, pas de responsabilités donc après tout faites ce que vous voulez je m’en branle. Je sais, je sais, vous allez juger mon comportement irresponsable, infantile, mais déjà, je vous emmerde, c’est mon livre et j’écris ce que je veux. Et puis, avant de me jeter la pierre, vous feriez mieux d’aller vous occuper de vos enfants à vous au lieu de penser qu’une télévision est une excellente baby-sitter. Non, mais sans déconner, vous avez allumé la télévision à 20 heures ?! Une vraie saloperie ! Et vous, immondes enfoirés démissionnaires, vous mettez une télé dans la chambre de vos gosses, en croyant que les croque-morts du PAF vont remplacer l’affection d’une maman ou la complicité d’un papa. Misérable trou du cul que vous êtes, bande de… Bon, bref, revenons à l’histoire (pas envie de perdre tout mon lectorat, surtout le lectorat féminin et leurs tétons qui pointent). En y réfléchissant bien tout de même je pense qu’honnêtement si j’avais des enfants, je les collerais toute la journée devant la télé, parce choisir entre entendre des conneries sur le petit écran et avoir les oreilles et les couilles cassées par des braillements de chiards surexcités mon choix est vite fait. Mais je m’égare encore…

 Pendant ce temps-là, à bord du bateau, l’atmosphère s’était considérablement déridée, et pour cause, Harold, Vincent et Pingué en étaient à leur sixième bouteille de vodka. C’est certes immature et un contre exemple pour les jeunes de notre temps, mais bon, si vous ne leur aviez pas pondu un modèle de société si pourri peut être que les jeunes ne picoleraient pas comme des veaux le vendredi soir.

 « Et si on se fumait un sticko de schmart ? » proposa Pingué.

 « C’est quoi ça ? » questionna Vincent.

 « Le Schmart est un produit typiquement shomolandais illégal, dangereux, mais terriblement bon. Il faut avoir essayé ça au moins une fois dans sa vie. »

 Aussitôt dit, aussitôt roulé. Les trois amis commencèrent à se faire tourner le pétardo en tirant des lattes de cow-boys à chaque fois. À force de fumer comme des enculés, ils commencèrent à délirer grave :

 « Pourquoi vous m’avez fait fumer un truc pareil ? » demanda Vincent qui avait le renard au bord des lèvres (c’est une métaphore gracieuse pour dire qu’il a une grosse envie de gerber).

« Ben comme je te sentais un peu stressé du cul je me suis dit que ça allait te le relâcher. » répondit Pingué.

 « Il ne faudrait pas que ça le lui relâche trop, coupa Harold, sinon il va se repeindre le bénard. »

 Après s’être fumé d’autres cônes de schmart, Vincent et Harold commencèrent à partir, s’avachissant mollement sur le pont du bateau, telle une vieille figue mûrie par le soleil d’été qui se détache d’un arbre et va s’écraser sur le sol. Pingué, qui avait pour sa part développé une forme de résistance soudaine au schmart, continuait à fumer. Dans un moment de folie le jeune elfe renifla le joint et, je ne peux absolument pas vous dire pourquoi, c’est sûrement la drogue, parce que c’est mal, vilain, pas beau, bouuuuuuuuuuhhhhhh !!! Bref. Pingué mangea le joint de schmart et sombra dans les abysses de son trip…

 Alors là, accrochez-vous, parce que ça va dresser !

 Les trois amis se retrouvèrent dans le même trip. Ils étaient là, dans la nature verdoyante, nus comme des vers, courant au ralenti comme dans une mauvaise production américaine, leurs testicules ballotant à chaque foulée, leur pénis faisant des vas et viens comme les essuies glaces d’une voiture sur un pare-brise un jour de pluie. Ils gambadaient joyeusement dans les hautes herbes, comme des lapinous en chaleur, en chantant des chansons aux paroles incompréhensibles, mais aux mélodies envoutantes, enivrantes et entêtantes. Autour d’eux, la nature s’épanouissait, offrant ses senteurs opiacées et ses couleurs fluorescentes aux sens en éveil : les arbres d’un vert phosphorescent poussaient bien droit et turgescent, tels des phallus en activité ; les pommes d’un jaune éclatant arrondissaient leurs formes et se lovaient amoureusement au cœur des feuilles, semblable à des seins généreux blottis dans leurs dentelles pour éviter qu’ils ne s’échappent, se donnant ainsi généreusement aux premiers qui sauront les cueillir. Un ciel d’un rose fuchsia baignait l’atmosphère d’une humidité lourde et paresseuse, imprégnant l’épais duvet d’herbe bleu turquoise d’une rosée tiède qui glissait lentement le long des bourgeons et des tiges des fleurs en éveil, imbibant lentement chaque parcelle tumescente des plantes bercées par une douce brise.

 Trois jeunes filles entièrement nues s’approchèrent. Une légère brise venait caresser leurs petites fesses rosées, leurs poitrines se balançaient régulièrement de gauche à droite chaque fois qu’elles faisaient un pas, leurs longues chevelures volaient au vent tel des fleurs transportées par l’alizée, annonçant la paix aux peuples du monde entier…

 Les trois jeunes filles en fleur répondaient aux doux noms de : Utopie, Anarchie, Dégueulie…Il me fallait une rime en i, désolé !

 Anarchie possédait une splendide chevelure noire 100 % pur cheveux. Cette toison ébène s’étendait le long de son dos, caressant ses fesses rondes et bien galbées à chacun de ses pas sensuels. Elle s’approcha de Vincent et commença à prendre son sexe en érection, le caressant délicatement par un mouvement de va et viens expérimenté. Le cerveau du jeune garçon entra en ébullition. Son sexe doubla de volume : les veines saillantes firent surface sous la peau, gorgeant le membre de sang. Puis elle introduisit l’objet de ses désirs dans sa bouche jusqu’au fond de sa gorge, telle une joueuse de tuba s’introduisant le reluisant mécanisme pour souffler dedans et ainsi en sortir une douce mélopée. Vincent la laissa faire, savourant le fait qu’une fille ait une telle habileté à tailler des pipes. Il faut dire également que depuis la fermeture de Megaupload, Vincent avait du mal à trouver des films de boules pour se secouer la nouille, alors pour une fois, il n’allait pas bouder son plaisir.

 Utopie était blonde et elle possédait une splendide et très grosse poitrine qui laissait entrevoir une nature généreuse, montant et descendant délicatement au fur et à mesure qu’elle avançait, caressant l’herbe turquoise de ses pieds finement dessinés. Elle s’approcha furtivement d’Harold, prenant son visage de ses deux mains fines. Elle approcha ses lèvres charnues qu’elle plaqua contre celle du marchand de jouets. Sa langue sensuelle se mélangea à celle d’Harold, lui pourléchait les lèvres passionnément, tel un gentil toutou accueillant son maitre après une dure journée de labeur. Puis, après ce long baiser, elle s’agenouilla, prit la verge raidie d’Harold et la cala entre ses deux énormes seins. Une mazophallation s’ensuivit. Le sexe disparaissait dans cette gaine soyeuse et charnue, prisonnier d’un mouvement continu et gracieux qui faisait irradier de plaisir Harold, qui la laissa faire…

Dégueulie, une ravissante aux cheveux châtains et aux petits seins pointus et harmonieux, rejoignit Anarchie et Vincent et commença un plan à trois digne des plus belles scènes de fion de l’histoire de la littérature française. Elle présenta son sexe à la bouche de Vincent qui s’exécuta aussitôt, le caressant amoureusement avec sa langue. Anarchie, sa fellation terminée, s’empala sur la verge de Vincent, son clitoris enveloppant le membre dur qu’un mouvement savant de ses reins humidifiait sensuellement. Le plaisir inondait son corps. Elle attrapa le visage de sa comparse lui faisant face, installée en face d’elle, et l’embrassa langoureusement. Dégueulie se dégagea alors pendant qu’ Anarchie continuait à gémir et à tressauter tout en griffant le poitrail de Vincent. Elle s’assit derrière les deux amants, attrapa le phallus de Vincent, l’ôta délicatement du sexe de sa consœur pour l’envelopper dans sa bouche et le lécher avidement. Puis après un long moment passé à biberonner le gland, elle le réintroduisit habilement dans le vagin d’Anarchie qui recommença son mouvement de va-et-vient sur le sexe pendant que Dégueulie lui caressait les seins.

 Pingué quant à lui s’était assis à l’écart et regardait la scène d’un œil, préférant s’allonger dans l’herbe et regarder la nature autour de lui, s’amusant à courir après des lapins jaunes fluo, se perdant dans ses pensées. Le jeune elfe était une personne sensible qui portait en lui un lourd secret, mais qui ne va pas vous être révélé immédiatement, pour cela il faudra patienter jusqu’au Chapitre 37 qui s’intitule « La vérité vraie sur Pingué (même si on s’en doutait quand même un peu) ». Oui je sais, c’est dégueulasse d’agir comme cela, mais je suis comme ça, je fais du teasing à outrance pour que mon lectorat me suive. La patience est une vertu, car comme le disait mon mentor Samuel Jones : « Si je n’avais pas été patient, alors j’aurais été médecin ».

 Pendant ce temps, Harold et Vincent continuaient à baiser comme des gros sauvages…

 Ils étaient aux anges, car pendant que Pingué rêvassait, d’autres nymphomanes étaient arrivées. C’était le paroxysme. Une partouze enchantée, des filles à ne plus savoir qu’en faire. Harold et Vincent ne savaient plus où donner de la bite. Ils ne savaient plus non plus où donner de la tête. Ils attrapaient un cul par-là, plantaient leur bite dedans, puis en attrapaient un autre, le perforait, etc. À un moment, Vincent et Harold se retrouvèrent leurs bites dans un cul commun (une double anale en quelque sorte). Vincent, surpris, dit à Harold :

 « Tiens, t’es là toi aussi ? »

 Au bout de trois heures de baise intensive, Harold et Vincent n’en pouvant plus éjaculèrent une nouvelle fois comme des gros sales sur le corps de ces déesses aux gros seins. Les déesses du sexe, encore toutes chaudes comme du pain d’épice sortit du four, attrapaient les sexes qui crachaient la semence et la buvaient à grosses lampées, leurs langues léchant avidement les glands, se mélangeant et se battant entre elles, pour ne serait-ce qu’avaler une goutte de tout ce beau jus blanc. On aurait dit des bébés veaux suçant les mamelles de leur mère.

 La scène pornographique qui vient de suivre peut vous paraître choquante, outrancière, mais selon mon agent c’est une nécessité. Oui, parce que lorsqu’on a dépassé 10 fans sur Facebook et qu’on est lu par 3 personnes par jour on peut se payer un agent, ça fait partie du packaging « Auteur raté » en vente sur ebay. Dans ce lot vous avez en plus la possibilité de faire des caprices de stars en fracassant gratuitement l’intégralité de la suite royale d’un grand hôtel parisien, vous avez le droit de vous droguer et de sombrer dans l’alcoolisme le plus total (après tout, vous êtes un artiste, qui vous le reprochera). Cette offre, disponible dans un délai de 24 heures vous est proposée au prix mirifique de 150 000 € TTC (avocats inclus)[1]

 Donc, selon mon agent, une scène pornographique est absolument et indéniablement obligatoire dans un livre de qualité, car il permet non seulement de vendre (parce que « le cul c’est vendeur » dixit ce connard qui me demande 1500 € par mois), mais également permet « de marquer la fibre créatrice de l’auteur en devenir ». C’est lui qui le dit hein… Pour cela, je peux vous citer deux exemples issus de la grande littérature française : dans un premier temps remémorez-vous bien l’histoire de Madame Bovary. Qu’est-ce donc que ce livre de merde si ce n’est une description pornographique et une apologie de l’adultère ?! Non, mais sans déconner 400 à 500 pages (ça dépend de l’édition) pour nous bourrer le cul avec l’histoire d’une femme qui se pose des questions sur son beauf de mari, et qui pour savoir si elle aime ou pas va se faire déflorer par des beaux gosses de passage qui n’en ont rien à foutre d’elle si ce n’est la volonté de lui en foutre justement.

 Autre exemple, et non des moindres, la Peau de Chagrin, qui nous narre les aventures pathétiques d’un petit bourgeois mal dans sa peau et trop à l’étroit dans son slip qui pour sauter une nana qui lui a tapé dans l’œil et qui est déjà amoureuse de lui s’en va dans une boutique occulte pour acheter une peau de loutre, ou de chevreuil je me rappelle plus, mais bon je m’en tape la queue sur la table de billard (vous noterez l’excellent jeu de mots à double sens).

 On pourrait également (parce que je le vois venir gros comme un pétrolier) m’attaquer pour sexisme et me dire que la représentation que je donne de la femme est absolument intolérable et que je devrais faire attention à moi, et que les gardes de chiennes vont venir s’occuper de mon cul, etc., etc. Donc, pour mettre les choses au clair, non ce n’est pas sexiste, non ce n’est pas dévalorisant pour l’image de la femme, bien au contraire, je montre là des femmes libres à l’aise dans leurs corps qui ont envie de vivre leur sexualité pleinement et qui ont bien raison !

 Et puis qui vous dit que je ne suis pas une femme d’abord ?! Non, mais sans déconner.

 Je préfère encore revenir à mon histoire parce que ça me défrise là ! Il vaut mieux que je me calme et que je redescende, de même que ma bite…

 Ah justement, en parlant de descente deux des trois glands (Vincent et Harold) se réveillaient de leur trip. Pingué, quant à lui, dormait. Il avait la gueule ensevelie sous une montagnette (c’est une licence poétique pour désigner une petite montagne) de gerbi. En fait, tout en tripant dans son rêve, il avait dégueulé dans la réalité, mais en ne dégueulant pas dans son rêve et en ne tripant pas dans la réalité. Clair, concis, CQFD comme dirait mon pote Spinoza.

 Pingué ronflait, et c’était marrant parce qu’avec le vomi, ça faisait des bulles. Vincent quant à lui se relevait péniblement du pont. Harold aussi. Quand ils virent l’elfe, le fabricant de jouets regarda Vincent et lui dit :

 « On le laisse ? »

 « Je ne vais pas foutre les mains dans la merde ! » répondit Vincent.

 « Il faudrait quand même le laver, non ? »

 « T’as raison, j’ai la vodka qui me travaille ! »

 L’ado ouvrit sa braguette (de pain), sortit sa bite, et évacua le gerbier que Pingué avait sur sa tronche, à chaude pisse (appelée aussi blennorragie ou gonorrhée). Harold guidait son mouvement de queue :

 « Oui là, à droite ! Rince-lui l’oreille ! Ouais, c’est bon ! Attends, détartre-lui les dents. Parfait ! Woa ! Il n’a jamais été aussi propre ! »

 « Putain ! gueula Vincent, je me suis déchargé les bourses d’au moins 2 kilos ! Ça soulage ! »

 En attendant que Pingué se réveille, les deux autres compères s’assirent contre la rambarde du bateau et commencèrent une discussion qui pourra vous paraître totalement hors de propos, mais qui en réalité est super importante !

 « On n’aurait jamais dû boire et fumer comme ça » s’exclama Harold.

 « Tu sais, on a tous une raison de boire. On a tous nos cicatrices, notre sac à dos, ou appelle cela comme tu veux je m’en fous. Ce qui est sûr c’est pour panser nos maux on a parfois d’un cicatrisant, d’un exutoire, de quelque chose pour oublier. Ça ne justifie pas tous les excès je sais bien, mais voilà c’est ma façon à moi d’oublier, et je pense que je ne suis pas le seul dans ce cas là… »

 « Tu as l’air d’en avoir bavé dans ta vie mon petit »

 « Il y a toujours pire que ce que l’on peut vivre. Tu sais ce que je fais pour oublier à part boire plus que de raison ? Je lis. Je lis tout le temps, toujours le même livre. Et ce bouquin je l’ai toujours avec moi dans mon sac à dos, il me suit partout. Ce n’est pas un grand livre, ce n’est pas un chef-d’œuvre de la littérature au sens où l’entendent les plus grands érudits, mais c’est un livre qui m’apaise, qui me montre combien la vie des autres peut être pire que la mienne. Si j’avais eu un choix à faire dans ma vie, j’aurais adoré être un personnage de roman. Tu n’as rien à décider, ton destin est tout tracé par un auteur, quelqu’un au-dessus de toi qui prends les décisions à ta place, je trouve ça reposant. »

 « Putain, moi ça m’aurait fait chier qu’un connard décide ce que je dois faire ou ce que je dois dire ! On est né libre ! Ce n’est pas pour se laisser dicter nos conduites. Non sérieux, si j’avais pu choisir j’aurais même préféré être l’auteur du livre. Mais pas un auteur quelconque, un auteur anonyme, sans identité. Qui sait qui se cache derrière un auteur anonyme, ça peut être un chanteur à succès, un acteur de renom ou une personne respectable qui n’a trouvé que ce moyen pour pousser un coup de gueule. »

 « Ouais… un anonyme… »

 Harold et Vincent, le regard tourné vers l’horizon, se perdaient dans leurs pensées respectives. Le jeune homme pensait au chemin qu’il avait parcouru et à tout ce qui lui restait à découvrir. Le marchand de jouets méditait sur le devenir du Shomoland et sur… Ouais non je ne vais pas en parler maintenant, vous verrez plus tard !

 « Je vais aller lire mon livre pendant un moment » dit Vincent en s’éloignant.

 « Vas-y petit je vais surveiller Pingué pendant ce temps, il ne faudrait pas qu’il nous fasse un coup à la Jimmy Hendrix. »

 Le jeune garçon sortit son livre de son sac à dos et s’isola dans un coin du bateau pour lire tranquillement. La lecture de son livre lui offrit un moment d’évasion exceptionnel.

Au bout d’un moment, un cri retentit du haut de la vigie du bateau :

 « Shomoland en vue ! Putain y’a plein de filles qui nous attendent ! On va pouvoir vider nos bourses à la taverne ! »

 Vincent rangea soigneusement son livre dans son sac à dos et se dirigea vers Harold et Pingué.

 « Debout tas de merde ! » hurla Harold en balançant un coup de pied dans les côtes de Pingué. Ce dernier poussa un petit cri étouffé, puis se réveillant en sursaut, il meugla :

 « Oh, mais t’es vraiment un gros suceur de gland de merde ! »

 Puis, ayant repris ses esprits, il demanda :

 « Pourquoi je pue ? »

 « On ne sait pas ! » répondirent en chœur Vincent et Harold.

 « Non, parce que je savais que je renâclais en temps normal… mais pas à ce point-là quand même ! »

 Le bateau accosta sans encombre, à part un marin qui se tenait mal pendant la manœuvre, qui est tombé et qui s’est fait bouffer par un Kraoxinium. Le pont du navire s’ouvrit lentement, Vincent, suivit de près par Harold et Pingué (qui s’arrêta quand même un moment pour gerber un bon coup), descendirent la passerelle. Devant les yeux du jeune homme s’étendait le Shomoland. Ce fut un véritable choc.


[1]Dans la limite des stocks disponibles et sous réserve d’éligibilité.

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